Le Trait d’Union de toutes les générations

Nicolas Deltort & J. Zito (ZOOM École de football, ActuFoot34, janv 2009)

Pdf de l'article (photo Alain Mendes)

Pdf de l'article (photo Alain Mendes)

Initié en 1995 par le rapprochement footballistique des communes de Fontès et de Perret, l’idée de faire vivre le football en milieu rural de la pleine viticole du cœur d’Hérault a petit à petit fait son nid autour du volcan de Ceressou. Les villages de Cabrière, Lezignan-la-Cèbe puis Nizas ont rejoint tour à tour les deux précurseurs de ce Trait d’Union matérialisé par la rivière Boyne traversant les cinq communes viticoles unies pour l’amour foot.


En 1995, le paysage footbalistique aux pieds du Ceressou se résume à deux équipes seniors de Perret et Fontès qui vivotent. Le ballon rond est comme la lave du volcan, en passe de devenir un corps mort. Les deux clubs se rencontrent et fusionnent pour sauver leur équipe seniors et aussi pour lancer timidement une école de foot.

« Depuis ce premier rapprochement, on a toujours voulu véhiculer l’idée de faire vivre le football en milieu rural et que ce ne sont pas uniquement les grandes villes qui ont le droit d’avoir des matchs le dimanche et des gamins aux entraînements le mercredi », explique Alain Mendes, en charge de l’Ecole de Foot avec le vice-président du Trait d’Union, Jacques Bilhac. Si cette dernière jouit à l’heure actuelle d’une certaine reconnaissance au niveau du District de l’Hérault, comme en atteste la journée nationale des débutants organisée à Fontès il y a deux ans ou l’accueil des finales de Coupe de l’Hérault des 13, 15 et 18 ans l’an passé, il n’en a pas toujours été ainsi. Le chemin a été long et compliqué. « On avance doucement, mais on avance », confirme Alain.

Des Mairies tirant dans le même sens

Pour faire aboutir les projets de ce dernier – spécialiste des sports à Radio Lodève depuis presque 20 ans- et des autres dirigeants, la construction d’un stade sur la commune de Fontès a été primordiale. Le Maire Olivier Brun, ancien footballeur de la grande équipe de Paulhan des années 1980, s’est beaucoup impliqué. D’une manière générale, les municipalités ont toujours joué le jeu, comme en atteste Alain Mendes : « On a des correspondants et des référents dans chaque commune et tous les villages sont bien représentés dans le bureau administratif du Club. Les Mairies, également, nous aident toutes. Heureusement, car dans notre bassin, on ne peut bénéficier que de petits sponsors, les gros de Pézénas ou de Clermont l’Hérault étant déjà sollicités par les clubs de ces villes. »

Non contents d’avoir obtenu un nouveau pelousé, Fontès et Perret accueillent la commune de Cabrière dans leur structure. Point de fusion… cela faisait belle lurette qu’il n’y avait plus d’activité lié au ballon rond dans ce dernier village. Le magma éructant de ce regain d’activité trace un triangle entre ces trois villages autour du Ceressou. Il deviendra hexagone, puisqu’il y a cinq ans, le trio fusionne avec Lézigan-la-Cèbe puis sollicite la mairie de Nizas (où il n’y avait aucune activité foot, mais des jeunes licenciés du village au Trait d’Union) il y a un an. Voilà comment ils se retrouvent désormais cinq villages à participer à l’aventure !

Les résultats ? L’essentiel est ailleurs

L’arrivée de Lézignan-la-Cèbe, le seul village de plus de mille habitants des cinq communes, est le facteur ayant permis de consolider la structure de l’Ecole de Foot. Celle-ci a dès lors pris son véritable essor. « On a mis en place des équipes dans des catégories de jeunes qu’on n’avait pas avant », explique Alain. Le regroupement compte actuellement près de 180 licenciés, sans compter le staff technique et les bénévoles qui œuvrent pour un organisme, devenu une entité à part entière. Voila ce qu’il fallait pour faire consolider le projet. D’autant que les Maires des villages alentour ont tous été séduits par l’affaire, tout comme les joueurs, enthousiastes de rejoindre un tel groupement.

Des Débutants jusqu’aux 13 ans, sans oublier la section babyfoot chez les jeunes, ainsi que chez les deux équipes Séniors évoluant aux deux plus bas niveaux de District, en passant par les vétérans, chacun des maillons du groupement se sent  véritablement concerné ce club à cinq têtes. Les matchs se déroulent à Fontès, et les entraînements prennent aussi place dans cette même commune ainsi qu’à Lézignan. Fontès a même été un des sites d’accueil du département pour la « rentrée » des benjamins. Et si les résultats ne suivent pas forcément, l’essentiel est ailleurs. A savoir que chacun prenne du plaisir, le temps d’un entraînement ou d’un simple match.

« Le mot d’ordre reste quand même de prendre du plaisir tout en respectant ses adversaires et l’environnement dans lequel on évolue », explique le Président du groupement, monsieur Paul Chambourdon. Depuis cinq ans, ce dernier a pris les rênes de ce club et il tend à faire respecter certaines règles élémentaires. Car grâce à son implication personnelle et celles des autres personnes issues du bureau d’administration, comme le second vice-président Santiago Garcia, Jacques Bilhac ou encore Alain Mendes, il a réussi à restructurer  un édifice sur le point de s’effondrer il y a 13 ans.

Il est donc normal que le travail réalisé ne soit pas saboté par une quelconque frasque, individuelle ou collective. Pour faire que le club soit arrivé à un tel niveau, le Président et ses assesseurs ont dû s’investir corps et âme, devant parfois aller au front pour mener des campagnes essentielles. « On ne va pas être original en disant que nous voulons remercier tous les gens qui s’impliquent dans ce groupement, même si comme partout et malgré la bonne volonté de tous, on manque toujours de dirigeants », tient à souligner Alain Mendes. « Nous aimons ce que nous faisons, heureusement qu’il y a de nombreuses personnes et de nombreux organismes qui nous viennent en aide », avoue Paul Chambourdon.  « On s’appuie surtout sur les subventions des communes et sur l’argent apporté par les sponsors. Pour le reste, on se débrouille de différentes façons ; on essaye surtout d’organiser certains évènements.»

Un succès surprenant mais encore du travail…

Ambitieux, sans pour autant griller les étapes, le TUBC cherche à se développer et continuer sa croissance d’année en année. Ces dernières saisons, notamment, le club a accueilli de nouvelles équipes, comme en moins de 13 ans, et doit déjà penser à agrandir ses structures, histoire de s’offrir  des éléments à la hauteur de ses ambitions. « Mon but, c’est que l’on continue sur cette voie et que nous essayons de monter d’un cran avec les équipe seniors qui évoluent aux deux plus bas niveau de District… Ensuite, la véritable embellie continuera de venir de l’école de football », assure le Président. « Je veux que les plus petits prennent du plaisir et c’est pour cela qu’on s’efforce de leur trouver les personnes adéquates à leur épanouissement ». Le club a ainsi pu mettre en place des éducateurs diplômes dans la plupart des catégories jeunes, un motif de satisfaction et de fierté non dissimulé par les dirigeants.

Depuis 1995, le Trait d’Union Boyne/Ceressou Football a ainsi su se développer de la meilleure des façons qu’il soit pour atteindre aujourd’hui ce qui ressemble presque à sa plénitude. Pour autant, il reste tant à faire pour un groupement qui se veut homogène et qui s’est construit au fil du temps, d’étapes en étapes. Grâce à l’implication de tous, le club devrait logiquement poursuivre sur sa lancée, tant est soit peu que l’état d’esprit demeure en l’état. Pour cela, le Président Paul Chambourdon veille au grain!

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