Ça, c’est la Paillade !

Nicolas Deltort (Football : MHSC– ActuSport34 N°13, juin 2009)

Pdf de l'article (photos N. Deltort)

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Des matchs comme le Montpellier-Strasbourg du 29 mai dernier, les supporters de football n’en vivent pas beaucoup dans leur vie. Deux ou trois au plus. Cette 38e et dernière rencontre du championnat de Ligue 2 2008/09 à la Mosson fait désormais partie des matchs mythiques du MHSC.


La montée en Ligue 1, tous les supporters du MHSC en rêvaient. Plus personne n’y croyait au soir d’une défaite à domicile face à Lens (0-1) et dans la foulée d’une claque retentissante reçue aux Costières chez les Crocos Nîmois. Plus qu’un derby de perdu (2-1), l’équipe de Rolland Courbis semblait n’avoir jamais trouvé le caractère nécessaire.

Alors que les clous étaient en place sur leur cercueil, les joueurs du MHSC refusèrent les ultimes coups de marteaux qui auraient scellé leur sort. Grâce à une victoire obtenue à l’arrachée sur le terrain de Troyes (1-2) puis à la Mosson face à Angers (1-0), les ultimes paroles de Montpellier, libéré d’un corps sans âme, étaient repoussées de quelques journées. « Ce n’est pas maintenant qu’on a ressuscité, qu’on va se suicider ! », clamait alors Rolland Courbis. Le MHSC n’était pas mort. Au contraire, jamais l’équipe du Président Louis Nicollin n’avait paru aussi vivante que lorsqu’elle se retrouva le couteau sous la gorge. Elle fut héroïque pour préserver un avantage de 1 but à 0 sur le terrain de Guingamp, tout frais vainqueur de la Coupe de France. Elle fit le métier face à Ajaccio à domicile (2-1), non sans trembler dans les derniers instants de jeu, mais sans concéder le nul, signifiant définitivement que la roue avait bel et bien tourné.

Vint alors la bataille de Touraine lors de l’avant dernière journée qui pouvait envoyer le MHSC au paradis. Un match extraordinaire d’intensité et de qualité. Un 0-0 qui aurait autant pu se transformer en 4-4 ou en 2-0 pour le MHSC. Tout allait finalement se jouer à domicile face à un rival direct, le RC Strasbourg, deuxième à égalité de points avec les Pailladins. Lors de l’ultime journée de championnat, comme le prédisait Rolland Courbis depuis août dernier. Si le MHSC nous a fait rager tout au long de cette saison, on lui pardonnait tout grâce à cet ultime tour de piste très « show » qu’il nous offrait à la Mosson.

Que dire alors ? On se rappellera des coups de patte du magicien argentin, Tino Costa, sur l’ouverture du score de Marveaux (1-0, 10e) ou lors d’un coup franc direct dont il a le secret (2-0, 19e). Carrasso, fut le héros malheureux de la soirée en arrêtant un pénalty strasbourgeois avant de se rompre les ligaments croisés du genou (23e). L’égalisation alsacienne juste avant la mi-temps (45e+4), doucha l’euphorie d’une Mosson archicomble (et pour une fois, sans que l’OM ne vienne y jouer !). En seconde mi-temps, Montpellier multiplia les poteaux et les buts refusés. Finalement, les dernières minutes de la rencontre auront fait vieillir tout le monde de cinq ans. Etouffantes, irrespirables, alors que Strasbourg était si près d’une égalisation qui aurait fait pleurer dans les chaumières pendant de longues saisons.

Le coup de sifflet final retentit avant qu’une grosse injustice n’arriva. Libérant 30 000 âmes déferlant sur le terrain pour engloutir ces Diables Rouges de Pailladins, nouveaux héros de la Mosson. Inoubliable !

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