MHSC : le rythme dans la peau

Nicolas Deltort (Football : LE POINT MHSC – ActuSport34 N°15, 11 septembre 2009)

MHSC - Sochaux, but de Costa (photo N. Deltort)

MHSC - Sochaux, but de Costa (photo N. Deltort)

Quatrième au hit parade du championnat après quatre journées, le MHSC nous fait tous guincher jusqu’au bout de l’été. Le vidéo clip a de la gueule. Les joueurs ont celle de tombeurs à nénettes de Ligue 1.


Depuis le 8 août dernier, l’équipe montpelliéraine a enclenché une mélodie endiablée. Les joueurs ont pris possession du dance floor. Sueur et opiniâtreté étaient les maîtres mots. L’objectif : adouber le spectateur, avide du « move » à la pailladine. Ces valeurs ont été respectées afin d’assurer sur les premières notes de musique face au PSG. Mais pour véritablement connaître la Saturday night fever, autant fallait-il que les pas de danse soient élaborés.

Alors, au milieu de la piste, les tauliers Pitau, Costa et Marveaux menaient le bal à Lorient, contrôlant le rythme, et réquisitionnant l’espace. Difficile de se frayer un passage face à ces bêtes de scène. Mais voilà que le nouvel Emir de Montpellier faisait une autre entrée remarquée après son coup de boule face à la bande à Kombouaré. Un dénommé Spahic, adepte du coupé décalé et grand défenseur du tacle glissé. Pas la peine de jouer des coudes pour se faire remarquer, le grand Emir avait la classe suffisante pour assurer au MHSC une place sous les spots lights de l’élite nationale.

De quoi s’enivrer ? Il fallait d’abord capitaliser. Dzodic veillait, en bon capitaine de soirée, à ce que tout le monde rentre à bon port au terme d’une troisième soirée moins passionnée. Mais la victoire à la clé.

Ce MHSC ne manquait pas d’air. Lui, à qui les mauvaises langues prêtaient une chance de cocu d’avoir été invité aux côtés des Madona du football hexagonal. On lui prédisait de prendre les pires râteaux si sa musique battait de l’aile. Mais Mapou a laissé son éternel « marcel » à la maison. Avec sa nouvelle coupe « fashion », il prenait même des allures d’aspirateur à … ballon. Jeunechamp, son pendant de l’autre côté de la salle, n’avait pas failli à sa réputation. En jouant les « kakous » face à la bourgeoise parisienne, le videur lui avait montré la porte de sortie. Puni, il a par la suite compris. Ok, les pas de nos deux garçons manquent d’audace et ce n’est pas samedi soir prochain qu’ils vont « pécho » le but du siècle. Mais qui demandait à regarder un ballet de danse version Ajax des seventies ?

Privé de boite de nuit ?

Au contraire, la danse de l’été du MHSC avait des connotations de raï, avec comme special guest, la surprise Belhanda. Du haut de ses 19 ans, Younès décrochait la boule à facettes.

Dans un coin de la salle, le prof de danse veillait. René Girard n’avait pas l’emphase de son prédécesseur. Il n’en savait pas moins ce qu’il faisait. Lâchant les adeptes du comptoir à tour de rôle sur la piste aux étoiles. Avec succès : Aït-Fana (contre Sochaux), Dernis et Compan (à Nice). Les nuits du Gardois n’étaient pourtant pas complètes. Après trois soirées, les têtes de proue de sa troupe n’avaient pas encore trouvé le bon tempo. Camara s’avérant meilleur rabatteur de gazelles que serial lover. Montaño touchait bien au but du bout des lèvres, mais sans pouvoir conclure. C’était avant que le Cafetero ne finisse un mouvement amorcé par Pitau, dans un Ray de lumière. Compan en rajoutait même une couche pour faire succomber la dame de Nice. Et 1, et 2, et 3-0, un véritable coup de tonnerre ! Trois, le nombre de bombes agricoles qui avaient également explosé lors de cette soirée azuréenne. Peu importe quel disc jockey en était à l’origine (Butte Paillade ou Armata Ultra), il avait bien failli tout gâcher.

A l’issue de cette 4e soirée, le truculent Boss, qui ne se faisait pas prier pour prendre le micro et faire la bamboula sur la scène médiatique, pestait contre ces « grosses merdes ». Entendez : ces trois ou quatre abrutis qui avaient anéanti, en trois coups de pétard, le break danse – quasi parfait jusque-là – du reste des suiveurs. Pour définitivement séduire dame Ligue 1, le MHSC devait faire attention à ses fréquentations. Ce qui était sûr, c’est qu’il allait probablement danser seul devant son miroir en compagnie de son invité lensois lors de sa prochaine virée…

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