Camara : « Prêts pour le Chaudron ! »

FOOT L1 (sportmag.fr, vendredi 19 février 2010)

Souleymane Camara l'attaquant du MHSC (© N. Deltort)

Souley, jamais avare d'efforts (© N. Deltort)

Montpellier se déplace ce samedi (19h) à Saint-Etienne et tentera d’obtenir une sixième victoire consécutive en championnat. La tâche s’annonce pourtant rude face à des Verts qui ont retrouvé des couleurs, d’autant plus que le MHSC, à l’image de son attaquant Souleymane Camara, a paru fatigué face à Nice le week-end dernier. Mais le Sénégalais reste confiant pour ce déplacement dans le Forez. Il a aussi eu une heureuse nouvelle cette semaine : sa convocation pour le match amical du 3 mars face à la Grèce avec une équipe du Sénégal qu’il retrouve quatre ans après sa dernière convocation.

Comment avez-vous accueilli votre nouvelle sélection avec le Sénégal ?

C’est Pierre Bourdel, le chargé de communication du MHSC, qui m’a informé de cette convocation. Franchement, comme j’ai toujours dit, j’essaye avant tout de me concentrer sur ce que j’ai à faire en club. La sélection n’était pas mon objectif final même si bien sûr cela fait plaisir de retrouver son équipe nationale. D’autant plus que je vais y revoir des joueurs comme Tony Silva que j’ai connu avant ma dernière sélection en 2006. Maintenant, je ne veux pas m’arrêter sur ça. J’ai connu des moments difficiles ces dernières années en tant que joueurs, alors à moi de continuer à progresser et d’apprendre comme je le fais cette saison.

Vous bénéficiez du bon parcours de Montpellier et de la confiance que vous a accordée René Girard en faisant de vous un titulaire à part entière…

Oui, et je tiens aussi à souligner la confiance que m’avait déjà accordée Rolland Courbis la saison passée. J’en profite pour lui passer un coucou. C’est lui qui a cru en moi en me faisant définitivement signer au club en L2. Il m’a fait retrouver la confiance même s’il me faisait jouer un peu moins que René cette saison. Ces deux coachs m’ont permis de progresser.

Vous jouez dans le couloir gauche, alors que vous êtes plutôt un avant-centre. Comment avez-vous géré ce repositionnement qui, au final, vous va comme un gant ?

Beaucoup m’attendaient dans l’axe encore cette année, puis René m’a mis sur un côté. J’essaye de faire de mon mieux et cela me convient plutôt bien car je suis quelqu’un qui aime beaucoup courir. De toute façon, je me défoncerais autant, même s’il me mettait au poste de gardien de but (rires) !

Face à Grenoble, vous avez fini avec des crampes. Plutôt mauvais signe pour l’un des joueurs les plus physiques de l’effectif que vous êtes…

Non, j’ai juste ressenti une gène au mollet en prenant mon appui pour jouer un ballon de la tête. J’ai préféré sortir mais, cinq minutes plus tard, je n’avais plus mal et j’aurais pu finir le match.

Le groupe a eu droit à deux jours de repos, dimanche et lundi, n’aviez-vous quand même pas besoin de couper ?

C’est sûr, cela fait du bien de souffler un peu. On est une équipe qui se dépense beaucoup. La défense, elle, commence avec le travail des attaquants. Le groupe est formidable, tout le monde est concerné et c’est très important pour le collectif. Aujourd’hui, on a bien récupéré et on est prêts pour Saint-Etienne.

Comment voyez-vous ce match ?

Cela va être difficile car c’est une équipe qui revient bien en ce moment. Déjà, au match aller, on n’avait pas eu la partie facile (victoire 2-1 du MHSC, NDLR). Mais on est prêts pour les rencontrer. Si on fait les choses comme on a pris l’habitude de les faire, je ne vois pas pourquoi on ne ramènerait pas quelque chose de là-bas.

En octobre vous aviez mis un superbe but contre les Verts à la Mosson. Est-ce celui qui vous a définitivement mis en confiance cette saison ?

Même si je joue sur un côté, c’est en effet important de trouver le chemin des filets de temps en temps. Mais, comme je dis toujours, l’essentiel, ce sont les trois points, plus que les buts des uns et des autres.

Même quand vous en marquez un exceptionnel comme à Toulouse ou Boulogne-sur-Mer ?

C’est vrai que celui de Toulouse était fabuleux. Il y a deux ou trois ans, je tentais les mêmes choses mais cela ne rentrait jamais. Là, tout nous réussit.

Est-ce le plus beau but de votre carrière ?

Non, c’est celui contre Nice (rires)… Au final, ce but de raccroc vaut autant que ceux face à Boulogne ou Toulouse.

Comment gérez-vous la présence médiatique qui, désormais, s’intensifie autour de vous ?

Je pense que tout le monde garde la tête sur les épaules. Cela se voit à l’entraînement. Les dirigeants font tout pour que cela reste ainsi. C’est un club familial, peut-être qu’ailleurs un parcours comme le nôtre ferait tourner quelques têtes, je ne sais pas. En tout cas, ce que je peux dire, c’est, qu’à la fin de ma carrière, Montpellier restera un moment marquant pour ce que l’on vit actuellement.

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