Joël Abati : « Merci et bravo ! »

HAND (sportmag.fr, mercredi 03 février 2010)

Joël Abati (© PanoramiC)

Le « Révérant » était sur le Quai numéro D mardi soir en gare de Montpellier pour accueillir ses ex-coéquipiesr du MAHB et de l’équipe de France de handball, Nikola Karabatic et Michael Guigou, de retour des championnats d’Europe. Il revient pour nous sur la performance des Bleus qui ont réalisé un triplé historique en gagnant en Autriche dimanche dernier : champions olympiques 2008, champions du monde 2009 et champions d’Europe 2010.

Joël Abati : Joël, qu’avez-vous pensé de cette nouvelle victoire des Experts ?

Elle n’a pas été facile car c’était un championnat d’Europe, une compétition toujours très dure, et car l’équipe de France a été bousculée. Mais elle a résisté lors de toutes les confrontations et c’est même grâce à ses adversaires qu’elle a pu retrouver son meilleur niveau au fil du tournoi.

Pourquoi selon-vous a-t-elle eu du mal en début de compétition ?

Disons qu’elle a été moins souveraine qu’aux derniers J.O. ou championnats du monde, mais c’est normal. Quand on est favori, les autres équipes ont à cœur de faire leur meilleur match face à vous. Et je le répète, c’est grâce à ses adversaires qu’on a vu une grande équipe de France, ils avaient tous un gardien en état de grâce face à nous par exemple. Cela prouve aussi que notre statut est tout le temps contesté. C’est encore normal car on est l’équipe souveraine. L’équipe a donc dû être présente mentalement et techniquement, malgré certaines erreurs, pour répondre présente en demi-finale et finale.

En voyant le duel féroce qui a opposé les Bleus face aux Croates en finale, auriez-vous aimé participer à cette bataille ?

Oui, j’aurais beaucoup aimé car j’ai vraiment senti, même si je n’étais pas avec eux, cette sensation de combat. C’était un vrai duel franco-croate. Il a toujours existé et il existera encore car ce sont les deux plus grandes nations mondiales en handball. Mais pour l’instant, les meilleurs, c’est nous ! Ils n’ont pas encore prouvé le contraire.

Quels ont été vos premiers mots à l’attention de vos ex-coéquipiers quand ils sont descendus du TGV ?

Merci. Car c’est une continuité. J’ai quitté cette équipe en 2008 et il y a eu depuis une progression logique avec des jeunes qui l’ont intégrée. Et bravo, car il fallait le faire. On doutait car on a vu que les équipes adverses avaient étudié notre jeu. Elles ont trouvé des failles, mais seulement sur un laps de temps, pas sur la totalité d’une rencontre. On l’a vu en finale dans le dernier quart d’heure quand l’équipe a trouvé la force nécessaire pour élever son niveau. En quart de finale, c’est Mika Guigou qui avait fait la différence avec un 9/9. En demie, c’est Niko avec un 9/10 et en finale c’est la victoire du collectif. Les joueurs ont su faire en sorte d’élever leur niveau pour mettre en exergue ce collectif. Comme Abalo, ou Omeyer, qui a été stratosphérique. Il a été au niveau de son palmarès et de son titre de meilleur joueur du monde.

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