Un Dauphin chez les Bleus

WATER-POLO (SPORTMAG N°20, mars 2010)

© DFC Sète

A 23 ans, Lucas Devemy est déjà un taulier des Dauphins de Sète en championnat Elite de water-polo. Cette saison, le joueur a connu ses premières capes en équipe de France seniors malgré l’année noire que connaît son club.

«Avec un père directeur de piscine, c’était facile d’aller à l’eau ! », reconnaît Lucas Devemy, fils de Serge, international poloïste français et gardien du Racing Club de France dans les années 1970. Il commence donc à nager derrière un ballon pour une histoire de famille. « Après y avoir pris goût à l’OSNS Quiévrechain, j’ai demandé à mon père de pouvoir y jouer tous les jours. Il m’a envoyé à l’INSEP de Paris à l’âge de 15 ans. » Une fois sa terminale en poche, ce n’est pas un hasard si Lucas choisit de rejoindre Sète. Le club héraultais approvisionne régulièrement les équipes de France en joueurs formés au sein de son pôle espoir. Bonne pioche pour Lucas qui brille avec les juniors maritimes avant de décrocher les championnats d’Europe et du Monde avec les Bleuets. C’est le tremplin qui l’amène à être appelé en novembre dernier en équipe de France seniors pour la World League 2010. Et même si les Bleus, en pleine restructuration, perdent leurs matches aller de poule face au Monténégro, l’Italie et l’Allemagne, le Sétois ne déçoit pas. « Il a mérité et gagné sa place en équipe de France grâce à son envie. Il fait tout à cent pour cent, à l’entraînement comme en match », affirme Marian Mihalka, le coach slovaque de Lucas en club.

« Un grand joueur quand il sera moins timide »

Il a repositionné son joueur du poste d’ailier à celui de défenseur cette saison. « Je pense que c’est cette polyvalence qui m’a permis d’être sélectionné », estime Lucas, qui s’est très bien adapté à son nouveau rôle avec les Dauphins. Très bon shooter, son coach aimerait cependant qu’il marque davantage de buts : « Il est encore trop timide. Quand cela ne sera plus le cas il sera un grand joueur. » L’intéressé reconnaît les progrès qu’il lui reste à faire : « On peut toujours avoir un meilleur shoot, de meilleures jambes, une meilleure vision de jeu et nager plus vite ! » Il sait aussi que dans la position délicate qu’occupent les Dauphins en championnat, il lui faudra tirer le reste de l’équipe vers le haut. A 23 ans, il est le leader d’une équipe amenuisée par les blessures et parfois obligée de jouer avec quelques cadets de 15 ans ! « C’est une année un peu noire, mais il ne faut pas lâcher pour poser les bases des futures saisons », encourage Lucas qui aura aussi à cœur de figurer dans la sélection qui terminera sa World League à Montpellier le 22 avril contre l’Allemagne.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s